Entre la nostalgie de l'été qui se termine, et l'attente impatiente de l'automne
Hey! Comment ça va par ici?
Une revenante me direz-vous? Non, pas vraiment. Comme tout le monde, je me suis un peu perdue, un peu déconnectée, un peu reconnectée. Mais le plus important pour moi, c’était de revenir partager quand j’en avais envie ou besoin. Et c’est le cas.
Car septembre est arrivé. Pour beaucoup, il est synonyme de stress, de rentrée des classes des enfants, de pression peut-être, de reprise du travail, du métro-boulot-dodo à nouveau. Mais pas pour moi.
Septembre a toujours été particulier dans ma vie, sans doute parce que pendant longtemps j’ai travaillé en fonction du rythme scolaire. Si j’adore le mois de juin qui annonce le début de l’été, les apéros, le rythme qui suit le soleil et les barbecues, si juillet lui continue sur cette lancée jusque mi-août, à partir de cette date, je commence à trépigner. Car il faut bien l’avouer, en Belgique, l’été est souvent bien court, et le temps pas forcément de la partie. Mes commerces préférés sont aussi en vacances, tout comme les restos que j’adore. Alors quand arrive septembre, c’est l’effervescence. Tout reprend son cours, la rentrée littéraire arrive, ainsi que les nombreuses nouvelles sorties attendues. Les nouvelles collections de vêtements, nettement plus chaudes et appropriées au temps réel aussi. Et déjà sur les réseaux sociaux, les premiers clins d’œil à octobre apparaissent.
Et ça tombe bien, car moi j’aime bien les changements de saisons. Chacune à son charme particulier, mais je m’en lasserais bien vite si la suivante ne venait pas toquer à la porte. Est ce que parfois, c’est un peu trop tôt? Oui, pour sûr. Mais rien n’empêche d’accueillir la suivante au moment qui nous semble le plus propice.
Cet été, je me suis attelée à peaufiner mon livre. Et j’ai finalement décidé, plutôt que d’organiser son auto-publication en septembre, de me laisser encore le temps de ce mois si particulier. Déjà pour éviter d’ajouter une sortie de plus à un mois de septembre qui croule littéralement sous les sorties littéraires. Et parce que j’espère encore que professionnellement il sera signe de renouveau. L’avenir le dira, croisez les doigts pour moi.
Et de votre côté, comment s’est passé cette rentrée? N’hésitez pas à échanger avec moi via ce mail ;-)
Cet été, j’ai découvert mille ans après tout le monde le très chouette podcast Legend. J’ai particulièrement adoré les épisodes consacrés au médecin légiste belge, Philippe Boxho, que je découvre aussi à travers son dernier livre. Il y dévoile de nouvelles anecdotes toujours surprenantes, avec une écriture aisée. Je vous invite vivement à le découvrir si ce n’est pas déjà fait!
Ma lecture du moment n’est autre que le Beurre de Manako. C’est un énorme coup de cœur à l’heure où je vous écris. Il s’agit une histoire de meurtres, de vision de la femme au Japon (et pas uniquement?), et de cuisine. Impossible de ne pas avoir envie de manger les plats cités, tellement la description en est délicieuse.
Le quotidien de Rika, jeune journaliste ambitieuse mais surmenée, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d’avoir assassiné trois de ses amants.
Pleine d’assurance, Manako ne cache pas son amour pour la cuisine somptueuse grâce à laquelle elle a su garder ses hommes. Rika veut à tout prix l’interviewer, et Manako y consent à condition que celle-ci se plie à ses demandes culinaires. Fascinée par ce personnage, Rika accepte.
Mais en changeant de régime alimentaire, elle gagne quelques kilos et pour la première fois, subit le regard des autres. Entre emprise et velléités d’indépendance,
Rika va mener son enquête sur le passé trouble de Manako, tout en prenant conscience des injonctions de la société à l’endroit des femmes.
Si vous cherchez d’autres titres de lecture et que vous l’avez raté, j’ai récemment publié sur le blog Mes lectures de cet été : 10 livres incontournables, n’hésitez pas à aller y chercher de l’inspiration pour vos futurs moments cocooning :-)
Quelques mots sur l’affaire Mazan…
Actuellement, je suis avec attention et horreur toutes les informations sur la tenue du procès des viols de Mazan. Il s’agit d’un cas de soumission chimique qui semble illustrer à lui tout seul les côtés les plus…je n’ai même pas les mots, les côtés les plus sombres et terrifiants de ce que la société patriarcale peut créer. Si vous ne connaissez pas l’affaire, je vous relaie le podcast Transfert et son épisode sur l’Affaire Mazan, des années d’ignorance, ainsi que celui de Pieds sur Terre : Affaire Mazan, contre la soumission chimique. Un résumé très succinct se trouve également ici, sur le compte de Gaze Magazine. A savoir, la fille du couple a aussi publié son témoignage, en 2023, dans un livre intitulé “Et j’ai cessé de t’appeler Papa”. Pour continuer à y réfléchir, j’ai également beaucoup apprécié la réflexion de Cecile Cée sur l’inceste, en rapport avec ce qui se joue au procès. Je ne suis par contre qu’écœurement et dégoût face aux premières indications du contenu de la défense des accusés, et leur lien complètement absurde entre intention et viol. A lire sur la Nuit Remue Paris, ainsi que sur le compte de Capucine Coudrier (alias @ovairetherainbow).
Enfin, pour terminer sur une note plus joyeuse, je vous faire part de mes dernières découvertes. Le site de Julie Flamingo , pour sa trop jolie papeterie (oui, j’y ai déjà passé une commande), ainsi que cette recette vue sur instagram sur le compte de saskinax : des nouilles servies dans une sauce tahini-cacahuètes, elle est inratable, et tellement bonne que j’en ai déjà mangé plusieurs fois.
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